REMOULINS : Avenir, le 2 juin

Camaï, salut l’artiste !

Pour ce premier round de la Cerise d’or, la maturation a mis du temps à venir. Si Calicot œuvre bien les débats, il faudra attendre la seconde partie pour s’éveiller un peu malgré un manque de travail continu des hommes, soulevant les mécontentements du public à maintes reprises. Malgré tout, Laurent par sa constance se fera remarquer tout comme chez les noirs Camaï pour sa der, et le fougueux Pouderous.
Calicot (La Galère, N.237).- C’est sous la pression et dans la bourre qu’il donne le meilleur avec des longueurs serrées suivies d’agressions aux planches  après  Lopez, Zini et Laurent. Bon premier récompensé par le disque entendu 3 fois.
Nuage (Fabre-Mailhan, N.259).-  Quelle nonchalance ! Le peu de réaction se fait au pas. A la 7eme anticipe Zini (Carmen) dans un terne quart d’heure.
Verfeuil (Joncas, N.142).- Vif, les hommes  le sont moins pour s’y frotter, si ce n’est dans une paire d’échanges qu’il honore avec un fort coup de tête. 2 Carmen plus retour, ficelles en place.
Camaï  (Vidourlenque, N.304).- Pas facile le papé futur retraité  pour sa der à l’âge de 16 ans. Cul aux planches et jouant aux quatre coins, ses anticipations en font déjouer plus d’un. Le public manifeste, Marquis, Laurier et Lopez (2) l’emmènent avec eux dans des poursuites effrénées. Le disque tourne, le public se réjouit, le manadier vibre, sa fille pleure. Voilà c’est fini. Camaï rentre sa dernière  cocarde seulement  coupée sous un gros Carmen et l’ovation.
Giono (Fournier, N.306).- Bien positionné s’engage fort dans le raset pour conclure en glissant la corne sur les planches. Progressivement sa course perd d’intensité. Il demande plus d’engagement et ne vient pas à tous les coups. Rentre ses ficelles dans l’indifférence.
Pouderous (Guillierme, N.334).- D’entrée tamponne après Laurier qui lâche un “c’est bon ça". Fougueux, bramant, sautant et en bouléguant il répond avant de rejoindre Favier, Laurent (3) en contre-piste. Sauve une ficelle et entend Carmen pour la 6ème fois à son retour.
Jaujard (Bon, N.339 – Hors point).-  A l’armure impressionnante et la stature imposante les hommes tardent. Consenti de près, de loin, il démarre. Cogne derrière Favier avant de basculer. 2 Carmen plus retour.
CYRIL
Texte et photos
Photo de tête : une accélération de Camaï sur Rudy Marquis

Course du dimanche 2 Juin. Entrée : demi-arène. Organisateur : Union Taurine. Président : A. Paillet. Raseteurs droitiers : F. Garcia, Laurier, Lopez, Laurent. Gauchers : N. Favier, Guerrero, Marquis (sort au 5eme).Tourneurs : Joseph, Castel, P. Rado, Galibert.
Trophée de l’Avenir : Laurent 17, Guerrero 6, F. Garcia 4, L Lopez 4, Zini 4, Favier 2.
Trophée Honneur : Zini, 4.

Les Adieux de Camaï de La Vidourlenque

André PAILLET, Président de l’Union Taurine Remoulinoise s’adresse à Camaï à son entrée en piste

Une retraite paisible attend le cocardier aux côtés de Mithra.

« Né le 1er mai 2013, pur produit de la sélection de ton pélot avec comme père Gégé et sa mère Puce, tu fais tes premiers pas dans  les courses de ligue dans les pistes d’Aigues-Vives, Générac, Beauvoisin ou encore Montfrin. Sont decellées déjà des qualités d’anticipation et de rapidité. C’est aussi à ce moment-là  qu’Isabé aura un coup de cœur pour toi et décidera avec son père Thierry de te baptiser Camaï. Cam pour les champs, Aï pour l’eau. Tout raccordé, signifie la Camargue. Cette Camargue  que tu vas parcourir tout au long de ta carrière de piste en piste.
Pour tes 7 ans, tu accèdes aux courses du Trophée de l’Avenir et d’entrée de jeu tu brilles a Aigues-Vives. Ta bravoure et ta franchise t’ont mis en avant ce jour-là. Petit à petit, tu prends de la bouteille avec un placement dans les planches qui pose problème aux raseteurs. Tes anticipations et ta rapidité étant bien présentes, tu renouvelleras tes exploits à Montfrin, Vauvert ou encore à Remoulins en y finissant deux fois second meilleur taureau de la Cerise d’ Or. En 2012 tu aurais pu réellement y prétendre mais tu y rapporteras le souvenir Paul-Trinquier la même année.
Après avoir brillé deux fois dans la course complète de Remoulins et Gallargues, tu accèdes aux courses du Trophée des As. A Saint-Gilles tu émerveilles les présents pour la Biche d’Or, à Lunel tu épates et remporte le Trophée du Muscat.
C’est là que l’on commence vraiment à parler de toi et que tu deviens un taureau phare des grandes compétitions où tu ne vas jamais décevoir. Les Maraîchers à Châteaurenard, les Impériaux aux Saintes-Maries-de-la-Mer, le Trophée de la Mer au Grau-du-Roi ou encore les Olives Vertes à Mouriès.
En 2016, tu fais une saison pleine. Tu aurais mérité une place à la finale des As. Mais, c’est en remplaçant de luxe que tu vas finalement gagner haut la main, le Trophée des Raseteurs à Alès.
Après tes 13 printemps, il est maintenant temps de se dire au revoir. Tu n’as plus ta vitesse d’avant mais tu sauras encore aujourd’hui nous placer quelques anticipations et ce soir, tu partiras rejoindre Mithra pour une retraite bien méritée.
Nous aficiouna, nous nous rappellerons longtemps de ce numéro 304, Camaï de la Manade La Vidourlenque. »