MANADE LAURENT

En l’honneur de Jupiter

Le Biòu d’Or 2018. PH MALI

“Je m’appelle Jupiter, fils de Lion, et je suis le seul taureau de Camargue qui doit sa naissance à la PMA… » Ainsi Patrick Laurent a esquissé le portrait du N.619 de l’élevage à la Grasilhe, mettant en perspective l’extraordinaire histoire de ce cocardier en particulier et de la manade Laurent dans son ensemble.
Car après l’abattage sanitaire de 2005, vidant les Marquises de ses taureaux, la science est venue au secours du sang baroncellien. La science et la volonté de la famille… Dure période, encore en tête, avant de pouvoir à nouveau toucher les étoiles. Comme le retraçait si joliment, en provençal, Odile Rio, grande amie de la manade, dont les paroles touchaient le cœur de tous les présents.

Paul, Henri, Patrick, Paul : le passé, le présent et l’avenir. PH MALI

Mais en cette fin d’après-midi, c’est toute à la joie de célébrer Jupiter et son Biòu d’Or qu’Annie, Henri, Estelle, Patrick et Paul recevaient aux Marquises. Dans la grande salle, en fil rouge du chemin parcouru, les trophées des 13 titres suprêmes obtenus par l’élevage, se prêtant aux souvenirs des temps passés : du premier, Tigre en 1959 à l’avant dernier, Rubis en 1997 en passant par Goya (1976), et bien sûr celui de Jupiter.
« Voilà 7 ans que Jupiter fait des coups de barrière, alors son Biòu d’Or il l’a bien mérité », dira Henri Laurent en remerciant son taureau. Chaque Biòu d’Or a son mérite, celui de Jupiter atteste de sa forte personnalité et de son comportement extraordinaire en piste. Emblème de la continuité et du renouveau de son élevage, ce taureau marquera l’histoire.

MARTINE ALIAGA
PHOTO C. ITIER et MALI

PH C. ITIER