MANADE AUBANEL-BARONCELLI

La der du cocardier Vincent

Vendredi 1er novembre à Saint-Gilles, la manade Baroncelli-Aubanel était mise à l’honneur tout au long de la journée avec, dès le matin, l’inauguration du nouveau pont, enjambant le canal, baptisé « Pont Pierre-Aubanel ».

Le tableau signé Jean Marignan.

Puis l’après-midi aux arènes, lors de la finale du Trophée du Gland d’Or, Souvenir François Fabre dit Santen, ce fut la famille de l’illustre manadier, Pierrot, qui fut honorée par Eddy Valadier, maire de la commune qui leur a remis une œuvre de Jean Marignan. Dans la foulée, Vincent, le cocardier de la devise rouge et blanche, faisait son dernier tour de piste.

A Saint-Gilles, pour sa dernière course, Vincent bien offensif sur Antoine Charrade.

Vincent, le cocardier de ces dernières années de l’élevage baroncellien, a effectué, en ce vendredi 1er novembre 2019, la dernière course de sa carrière. Né en 1995 et marqué du numéro 5108, ce fils de la vache Mireille, Cocardière d’Or 1998 et d’un étalon de la manade Rouquette (N.029) va débuter sa carrière à Aimargues, comme taureau neuf en 2009. Alternant par la suit les ligues et les courses de taureaux jeunes, ce jeune biòu laisse déjà entrevoir de réelles qualités dans son placement, ses réactions et par moments ses finitions. Il va dès 2012 franchir le cap de l’Avenir et remporter son 1er trophée dans la piste qui l’a vu débuter. Il s’agissait du trophée Henri Aubanel. Sur sa lancée, la saison suivante (2013) ce sera le prix de la ville de Vauvert qu’il remportera.

Vincent est là, et bien là. Confiance peut lui être faite !

C’est ainsi qu’en 2014, il devient le porte-drapeau de la marque et de la race Baroncelli, et il sera présent en tant que tel à la 2e journée de la Palme d’Or à Beaucaire.

2015, c’est à Lunel-Viel qu’il va remporter le Trophée des commerçants.

En 2016, 2017, Vincent effectue deux saisons correctes où avec l’âge, il ne se laisse plus prendre aux divers pièges. Il tient les planches, se montre moins volontaire, pour ne pas dire « moins bédigas », mais lorsque l’homme en blanc rentre dans son terrain, ses réactions retrouvent la même vigueur et Vincent montre que sa place est désormais dans le premier tiers de course. Programmé alors, 2e ou 3e, la saison 2018 va voir Vincent fouler le sable des pistes de Beaucaire, Le Grau-du-Roi, Châteaurenard, Eyragues, Saint-Gilles bien entendu et bien d’autres.

En 2019, Vincent a 14 ans. Les pistes du Grau-du-Roi, de Tarascon et Saint-Gilles l’ont vu se produire et tirer encore son épingle du jeu.

Après Banaru de la manade du Rhône, Margasse (Rambier), Beleu (Lou Pantaï), le tour est venu à Vincent de tirer sa révérence cette saison. Il laisse alors la place à ses compagnons d’élevage répondant aux noms de Zintkala, Triton, Cetori et surtout Angora, très bon à la fête d’octobre à Bellegarde. A eux maintenant de porter fièrement l’héritage laissé par leur aîné.

Bonne retraite Vincent dans les près de La Plume, des Demoiselles et pourquoi Mauressargues. Merci pour l’aficion que tu as apportée dans les arènes de Provence et de Languedoc.

CYRIL
Texte et photos

Vincent, digne représentant de la race baroncellienne.