LUNEL : Trophée Pescalune – Manu Pero, 1re j.

Le retour gagnant de la Royale de Nicollin

Cette Royale de la manade Nicollin nouvelle mouture fait un retour flamboyant après 14 ans d’absence à Lunel. Avec son maître cocardier Sylverado, sa tête d’affiche Landié et ses jeunes Imagié et Boumian, talentueux en diable, sans oublier la rigueur avantageuse de Mousquioun.

En blanc, Cadenas tient la place de leader avec les passes les plus périlleuses, bien suivi par l’ensemble des tenues blanches, pour un rendu satisfaisant. La première journée du Pescalune – Manu Pero est une réussite, Joachim Cadenas et l’ensemble de la Royale sont récompensés du prix Damour.

Homère N.952.- Si les enchaînements aux rubans ne le servent pas, aux ficelles en tête en tête, il est plus fringant même s’il ne passe pas la vitesse supérieure. Premier honnête, il garde sa 2e ficelle.

La puissance de Mousquioun sur Naïm

Mousquioun N.001.- Puissant et vif, il s’approprie toute la piste, prend un raset et repart se placer de l’autre côté laissant admirer sa musculature remarquable. Belle présence dans les duels, la corne accompagne de temps à autre en finition. L’étalon se fait respecter, reste calme et vigilant et conserve sa 2e ficelle. 2 Carmen et retour.

Bayard N.973.- Plus leste, remuant et abordable, les hommes enchaînent et il se livre sans rechigner. Monte d’un cran à mi-parcours, passe la tête après Cadenas, pousse sur Benafitou et conclut sur Katif. Appuie ses finitions à plusieurs reprises sans aucun refus. Les ficelles à la maison. 7 Carmen et retour.

Chaude enfermée de Sylverado sur Cadenas.

Sylverado N.521.- Cul aux planches, sa première enfermée sur Cadenas est de toute beauté. Du coup, les blancs calculent et ceux qui s’élancent sont vivement repoussés (Cadenas, Aliaga, Naïm). Placement optimum, vigilance, il joue des cornes aux fesses de Cadenas, réitère sur Benafitou, encore Cadenas (2). Superbement cocardier, il garde ses ficelles. 6 Carmen et retour.

Imagié N.220.- Il apporte la fraîcheur et le panache. Très remuant, une fois entrepris, il montre sa vitesse, passe le mourre. Dans la même séquence, il pousse après Benafitou, oblige Rassir à rentrer les reins, bascule après Ciacchini. Superbe ! Brave et sincère sur le raset, il ne lâche rien, frappe et saute. Il revient même tout seul en piste. Son quart d’heure tient toutes les promesses d’un bel espoir de 7 ans à Lunel. Les ficelles rentrent. 4 Carmen et retour.

Landié, méchammennt finisseur.

Landié N.002.- Il a du gaz, de l’agressivité, de la méchanceté, les planches cèdent d’entrée sous l’impact, puis il enchaîne tout en puissance après Cadenas. Les percussions sont intenses à droite (I. Benafitou 3 fois, Katif, Cadenas, Ciacchini 2) et quelques-unes à gauche (Bouhargane, Naïm). Un dernier engagement sur Katif et rentre une ficelle. 7 Carmen et retour.

Boumian aux planches sur Benafitou.

Boumian N.102.– La petite bombe a du punch et ça chauffe pour Rassir. Tout feu tout flamme, s’escampe après Rassir, violemment sur Cadenas, s’évade. S’envoie après Naïm qui frôle la sanction. Se stabilise un peu, reste à l’affût et termine en rafale par d’énormes coups après Naïm, Benafitou. Un final à la hauteur scandé par la musique et les applaudissements du public conquis.

MARTINE ALIAGA
Texte et photos

Course du dimanche 14 avril. Entrée : 3/4 d’arène. Org. : JSPH. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Ameraoui, I. Benafitou, Cadenas, Ciacchini, Katif. Gauchers : Aliaga, Bouhargane, Naïm, Rassir. Tourneurs : Kerfouche, Estève, Dunan, Ull, Baujard.

Trophée des As : pas de points, course unique.

Imagié, un espoir majuscule des Nicollin sur Cadenas