Lunel : As, 20 juillet, finale du Muscat

Finale du Muscat : François Martin et Attila s’imposent

Il y a eu du mieux (par rapport à la course de jeudi), ce samedi à Lunel pour la finale du Trophée du Muscat. Mieux dans l’implication des raseteurs qui en paye le prix, 3 blessés, même si les cocardiers dominent à outrance et rentrent tous leurs deux ficelles. Après un Laos rigoureux, Apache de Cuillé, parti pour faire une grand quart d’heure, impose ses anticipations et Zini se fait malmener avant que le cocardier donnant des signes de difficulté physique ne soit raisonnablement rentré (7e). Aragon, fantasque et intéressant, Attila excellent, Marlou terrible, Neptune séduisant et Jupiter ne pouvant briller faute d’opposition pour sa dernière course, voilà le pitch des taureaux. En blanc, François Martin s’impose devant Ziko Katif, et Michelier se transcende. Youssef Zekraoui mène la gauche jusqu’à se faire coincer la jambe par Neptune, Jérôme Martin rattrapé par Attila est obligé de sortir, Benamar, Aliaga, Allam tentent par moments (Zini sortant au 2e). Mais que ce fut dur pour eux.

Au final, Attila et François Martin sont récompensés, tandis que la famille Laurent est mise à l’honneur, les trois manadiers Henri, Patrick et Paul se présentant à cheval à la capelado, rejoints par Annie Laurent à la remise des prix.

Laos (Cyr, N.802).- Toujours aussi compliqué, il exerce une stricte sélection à l’aide d’un placement non moins rigoureux. Les hommes essayent, à gauche il faut le rentrer à outrance (bien Zekraoui, Zini) à droite, un peu plus de succès pour F. Martin et Katif. Ne prend pas de reprise, fuse méchamment parfois, rentre ses glands.

Apache (Cuillé, N.954).- Attaque fort, se place, anticipe. A la 3e, rattrape Zini et le malmène méchamment. Le cocardier a du punch, mange le terrain dans les trajectoires mais se comporte bizaremment (dos voûté) et il est ramené au toril. 3 Carmen et retour.

Aragon (Laurent, N.761).- Remuant et imprévisible, saute souvent, prend les rasets à son rythme mais s’envoie haut et fort sur F. Martin. Promène un peu et ne reçoit pas d’attaque. Coups de barrière puissant sur Zekraoui, redouble sur Michelier. 3 Carmen et retour.

Attila (Lautier, N.634).- S’il ne paye pas de mine avec son unique corne, il connaît sa partition par cœur. Placement, surveillance, séries poussées au ras. Donne confiance aux hommes en prenant tous les cites. Main au frontal, les raseteurs offrent un festival, les arrivées sont de plus en plus serrées près des planches. Premières alertes, Attila prend le pas sur Michelier l’obligeant à se coucher (sans mal). Jérôme Martin rattrapé se fait bousculer (infirmerie). Michelier tente la traversée de la grande piste, Attila au cul, la trajectoire dure, dure, le raseteur prend les jambes à son cou et s’en sort miraculeusement. Et ça repart, droite, gauche, les primes montent, Attila a la forme et rentre ses ficelles, enfin le public a vibré. 10 Carmen et retour.

Marlou (Laurent, N.953).- Saute allègrement, par surprise, manque le tourneur Lopez de peu. S’emballe après F. Martin et bascule. Deux rasets et s’évade. Se place, déjoue les départs, cherche des cibles, empêche F. Martin de placer sa main. Brutalement après Michelier. Zekraoui, Martin tente de loin mais le cocardier impressionne, tant sa méchanceté est palpable. Le danger plane et les blancs sont à la peine. F. Martin tente, à blanc, mais Marlou ne laisse qu’un gland. A 900€, rentre sa cocarde. Musique.

Neptune (Rouquette, N.201).- Si jeune et si généreux, on craint pour lui à cette 6e place, après Marlou, et dans cet immense espace. Effectivement, il s’offre aux enchaînements dans les premières minutes, saute, ne se place jamais. Mais sur les belles invitations de Katif et Zekraoui, ses frappes sont d’envergure. A son 2e essai, Zekraoui dans le berceau, se fait coincer la jambe au saut (infirmerie). Katif à blanc, et Neptune réintègre en musique (3 Carmen) et très applaudi.

Jupiter (Laurent, Biòu d’Or 2018, hp).- Le beau Jupiter fait sa despedida officielle et, au micro, toute la reconnaissance de Peuple du taureau lui est offerte. Un cocardier, emblème d’une renaissance, d’une race, d’une générosité et d’une bravoure hors norme. Malheureusement, en ce jour, les hommes lessivés ne lui offrent pas beaucoup d’occasion de briller une dernière fois, malgé les essais louables de Katif, F. Martin. Pourtant qu’ils sont magnifiques ces derniers emportements pattes en avant sur Martin (2), Katif, Aliaga. Musique et applaudissements du public debout.

MARTINE ALIAGA
Pas de photo, carte photo bousillée.

Course du 20 juillet. Finale du Trophée du Muscat. Entrée : 1/3 d’arène (un peu plus au cours de l’après-midi. Org. : JSPH. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : François Martin, Katif, Michelier. Gauchers : Aliaga, Allam, Benammar, J. Martin, Zekraoui, Zini. Tourneurs : Khaled, Estève, Ull, Lopez.

Trophée des As : Katif, 8 ; Aliaga, 4 ; Benammar, 2.

Allam, Zini, groupe 2 ne marquent pas ainsi que François Martin groupe 3.

Des nouvelles des blessés : Zini, entorse au genou, béquille, gouttière. J. Martin, coup au mollet. Zekraoui, un gros coup..