LE GRAU-DU-ROI : As, 1er mai

Un goût de revenez-y !

Papalino (manade Chaballier) et Muiron (Le Ternen) détonants face à des hommes motivés.
Un Papalino offensif, auteur de nombreuses actions, ici sur Aliaga.

Des hommes entreprenants, des biòu avec du répondant, voilà une bonne combinaison pour que l’après-midi soit captivante. Alors que Doriano est un charitable premier, Papalino peut inscrire son nom en majuscule tant son quart d’heure fut soutenu et intense. Dans son registre de cocardier avisé, Muiron n’est pas en reste. Capelan et Kouros ont eux aussi assuré chacun à leur place. Pour les hommes, ce n’était pas férié. Chacun dans son style, avec ses qualités se met en évidence. A droite, Benafitou, F. Martin et Félix alors qu’à gauche, Bouhargane, soutenu par Aliaga, Naïm font l’essentiel. Katif et Robert furent intermittents.

Doriano (Michel, N.067). – Ça commence doucement et au fil du temps, prend du rythme. Les répliques sont constantes et conclues engagées après Benafitou, Bouhargane (2), Robert et Aliaga (2). Défend âprement sa 1re ficelle avant de la céder à la 14e. 8 Carmen plus retour.
Papalino (Chaballier, N.906).- Décidé d’entrée, il tamponne derrière la moindre provocation. Raseté en continu ses engagements montent en intensité derrière Aliaga (3), Naïm (3), Félix (3) Favier (2), Benafitou et Bouhargane ou sous la puissance, il bascule. Se dégageant aisément, jouant d’un petit coup de tête, il rentre sa cocarde (coupée à la 13e) avec honneurs entendus 9 fois et fort applaudi.
Mesrine (Vinuesa, N.590),- 2’30 les pompons puis prend place décollé des planches ou au centre et alterne refus et brèves réactions. Les hommes en face abdiquent. « Je m’excuse, fera annoncer son manadier en fin d’entracte, il a été longtemps blessé, c’était la course de trop, il finira sa carrière dans les prés du Cailar ».
Muiron (Ternen, N.956).- 3 petits tours de chauffe et, collé aux planches, il attend. L’œil vif, s’engage au moindre geste d’un blanc. 4’les principaux attributs, et puis aux ficelles, c’est une autre paire de manche. ça anticipe, ça va vite, ça pousse, ça fait frémir et ça se termine au fil des planches où la corne vient en menace. Naïm, Félix, Martin (2), Benafitou, chacun y va de soi dans de folles embardées. Ficelles intactes, le disque joué 9 fois le raccompagne.
Capelan (Lautier, N.902).- Fougueux, ses répliques sont vives et ramenées jusqu’à la limite où la corne frotte les planches – Bouhargane (3), Benafitou, Naïm, Aliaga et Robert (2). Sur les reprises, vite retourné, il coupe le terrain. Sans baisser les armes, il se reprend un bref instant au centre, et repart de plus belle. 10 Carmen et retour, ficelles en place.
Ajax (Occitane, N.810).- Dès l’attaque, s’envole à blanc après Aliaga. Même s’il manque de punch il puise dans ses ressources pour conclure avec force après Naïm et Bouhargane (2) ou s’en prendre aux barricades. Peine en fin de course. 11 minutes, 4 Carmen retour inclus.
Kouros (Fabre-Mailhan, N.022, hp).- Puissant, rapide, parfois en coupant le terrain et sans se faire prier, il déboule dans de longues trajectoires au terme desquelles, il se dresse après Naïm (3), Robert, Aliaga (2), Bouhargane (2) et Benafitou. Ficelle autour des cornes. 11 Carmen et retour.
CYRIL
Texte et photos
Course du mercredi 1er mai. Entrée : 2/3 d’arène. Organisateur : SAS Ribera. Présidence : J. Valentin. Raseteurs droitiers : I Benafitou, Félix, Katif, F Martin. Gauchers : Bouhargane, Naïm, M. Favier (sort au 2nd sur blessure), Aliaga, Robert. Tourneurs : Perez, Kerfouche, Dumont, Estève, Cuallado
Fait marquant : M. Favier se réceptionne mal et se luxe l’épaule.
Trophée des As : Katif, 15 points ; Félix, 12 ; Bouhargane, 10,5 ; F. Martin, 9 ; Aliaga, 9 ; Benafitou, 6 ; Naïm, 4,5 ; Robert, 3 ; M. Favier, 1,5.

Mesrine : la décision de Renaud

Le manadier Renaud Vinuesa.

Régulièrement blessé et absent des pistes, le cocardier Mesrine de la manade Renaud Vinuesa faisait sont retour en piste ce mercredi 1er mai dans les arènes du Grau-du-Roi.
Le cocardier, âgé de 14 ans (marqué d’un numéro 590) a montré que désormais, son propriétaire ne pourrait plus compter sur lui.

Le cocardier Mesrine.

L’heure de la retraite venait de retentir pour le numéro 1 de la devise “blanc et blanc écru", qui  a remporté  en 2013 le souvenir René-Marc et le prix du meilleur taureau de la saison dans les arènes de Vauvert, le souvenir Jean-Chauvet à Barbentane, le prix des révélations et le Trophée Jean-Calvet à Lunel et le prix de meilleur taureau de la saison à Barbentane.
Effectivement qui l’a eu vu, et qui l’a vu en ce 1er mai…. 
Ainsi, à la fin de l’entracte, Jacques Valentin, le président de course, allait annoncer  le communiqué suivant : “Renaud Vinuesa s’excuse pour la course Mesrine. Longtemps blessé, il faisait aujourd’hui son retour. Il méritait mieux. C’était la course de trop. Mesrine aujourd’hui effectuait sa dernière course, il va désormais passer le reste de ses jours dans les prés Du Cailar“.