BEAUCAIRE : As, 29 juillet, finale de Palme d’Or

La Palme de l’intensité

L’ambiance est à son comble avec Cupidon. Le taureau se met à hauteur de la bagarre et explose aux trousses de Cadenas. PH MALI

Optimus, Cupidon et Cadenas sur le podium. Bouharguane Raset d’Or

Le public réclamait de l’intensité après deux premières journées ternes, eh bien pour cette finale de la Palme d’Or, il a été servi. Cadenas, en tête de la Palme, a dû s’impliquer pour conserver son avance, d’abord face à Zekraoui (3e) – Ciacchini (2e) n’étant pas “dans le coup" – et surtout face à Marignan qui, dès Epervier (3e), enclenche le turbo, et joue sa chance à fond pour n’abdiquer que de quelques points au terme. Les taureaux, eux, ont dû trouver le ton juste face à l’intensité des attaques. Scipion (5e) la joue stratège dangereux, tandis que Cupidon (6e), laisse passer l’orage, pour finalement tirer son épingle du jeu. Au final, les meilleurs sont sur le podium, 1er Cadenas, 2e Marignan, 3e Zekraoui. Raset d’Or à Bouharguane, récompensé de son travail. Optimus des Baumelles est déclaré vainqueur de cette édition tandis que Cupidon gagne sur la finale.

Brennus (Occitane, N.944).- Agressif dès le début, il trouve sa place au toril où il revient toujours. Choisit ses partenaires, envoie la corne en finition. Sollicité sans cesse, il fait le tri mais se dédouble après Ciacchini et Cadenas, frappe après Zekraoui (2 Carmen). Durcit son jeu, Zekraoui tente de près. Brennus se bat et rentre un gland, en guerrier mais sans musique.

Tatoué (Lautier, N.032).- Le long des planches, fait jouer sa vitesse et ses grandes cornes menacent les avant-bras (Bouharguane). Cadenas dans le berceau pour le 2e gland (5e). Rigoureusement placé, il choisit ses prises.Le raset engagé de Cadenas le trouve frappant avec bascule en musique. Un peu réticent à gauche, Zekraoui tente quand les autres hésitent. Ficelles à la maison en silence.

Epervier (Cuillé, N.725).- Se distribue généreusement, et se retrouve submergé clavé au toril. Aux ficelles, avec un peu plus d’espace, il fait le pas (Bouhargane, Zekraoui, Cadenas). Dans la bourre, ça part dans tous les sens (Cadenas à gauche). Et pour le tour qui reste, c’est Chekade qui met un terme à la 12e. 2 Carmen et retour.

Lou Guechou (La Galère, N.736).- Au galop, les premiers attributs volent. Aux ficelles, posé, il se retient parfois. Mais accélère après Zekraoui, Bouhargane, superbe après Cadenas dans la longueur. Une accalmie sur la fin, et la 2e ficelle rentre. 3 Carmen et retour.

Scipion (Saumade, N.525).- Attention danger. Bien calé au toril, si les rubans partent vite, son agressivité et ses frappes surprise le font craindre. Les hommes calculent. Marignan y va, les ripostes sont sèches et appuyées, comme sur Cadenas (2 fois). Serre Zekraoui qu’il pique plus tard en contre-piste (sans mal). Une rafale dantesque et Marignan lève la 1re ficelle. Stratège, Scipion rentre l’autre.5 Carmen et retour.

Cupidon catapulte Marignan sur les spectateurs.

Cupidon (Paulin, N.707).- La bagarre fait rage. Le taureau arbitre comme il peut au début. Cadenas traverse la piste (2 fois), et Cupidon se chauffe, frappe sur Naïm (2), Zekraoui (2). Le raset du jour à Marignan dans les cornes, catapulté dans le public. Cupidon ne perd pas le noir, asseoit son emprise, il est à la hauteur du combat. Bien ! 8 Carmen et retour.

Titan (Laurent, N.952).- La course est terminée, l’intensité retombe. Titan vadrouille, Katif, Naïm, Zekraoui, Bouhargane lui proposent de belles trajectoires et Titan s’envoie de bon cœur. 7 ou 8 « pains » et autant de musique.

MARTINE ALIAGA

Course du lundi 29 juillet.

Entrée : un bon 3/4 d’arène.Org. : mairie.Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Cadenas, Chekade, Ciacchini, Marignan,Katif. Gauchers : Allam, Bouharguane, M.Favier (sort au 2e, cheville), Naïm, Zekraoui. Tourneurs : Dunan, Khaled, Moulin, Bensalah, Kerfouche.

Trophée des As : Marignan, 31,5 ; Zekraoui, 25,5 ; Cadenas, 12 ; Chekade, 12 ; Katif, 6 ; Bouharguane, 6 ; Naïm, 1,5

PRIX : 1er Cadenas, 31 points ; 2e, Marignan, 29 ;  3e, Zekraoui, 26

Meilleur taureau de la Palme d’Or (sur les trois courses) Optimus des Baumelles.
Meilleur de la finale, Cupidon de Paulin
Raset d’Or : Jamel Bouharguane.