BALADE A LA MANADE PAULIN

Cupidon et les siens

Mas des Tamaris, le rendez-vous est donné par Joël Paulin, le Pélot de la devise « Or et Ivoire ». C’est dans son atelier que je le retrouve, poste à souder en main. Le manadier bricole, crise sanitaire oblige. Le boulot ne manque pas à la propriété. Cette mauvaise période, il en parle avec calme et sérénité. Le manque à gagner pour toute la profession, le bétail jeune qui reste dans les prés : « Verrons nous dans les jours à venir une lueur d’espoir ? Je fais confiance à la Fédération mais rien ne sera facile ». Blasé ? Non ! Mais comme tous les gens de terrain, il est réaliste.

Cupidon.

Nous voilà au pied d’un grand cléda, face à nous les cocardiers. Trois taureaux auréolés du titre de Biòu de l’Avenir : l’ancien Icare (2012), Ubaye (2014) et Cupidon (2015) prétendant au titre suprême ces deux dernières saisons. Colbert, Queyras, Malraux, Grenadier, Attila, complètent un ensemble de qualité.

On longe un petit chemin ombragé bordé de grands arbres. Dans un clos, paissent, tranquilles, quelques espoirs parmi lesquels Poudaire et Lou Gabel.

Colbert.

Un pont enjambe la roubine, nous troublons à peine la quiétude d’une vingtaine de bestiaux qui ne demandent qu’à extérioriser leurs qualités. La confirmation de ces jeunes pousses est liée à la suite des événements. Le temps a passé tranquille, comme un signal de départ, en fond, résonne la cloche d’un simbeu. Je remercie Joël pour son accueil et lui dit « A bientôt dans les arènes ! ».

VENTADOUR
Texte et photos

*Manade Paulin, à Candillargues

Icare.