ARLES : ELECTION DU BIOU D’OR

Le sacre de Landié de la manade Nicollin

Tout au long de cette journée finale du 68e Trophée Taurin Midi Libre – La Provence – FFCC, les gens de bouvine et tous les autres, venus en nombre, ont fait le plein d’émotions et de – bonnes – vibrations. Le premier rendez-vous de la fin de matinée a témoigné de l’engouement pour l’élection du Biòu d’Or à la salle des fêtes d’Arles copieusement remplie. Une cérémonie prenant du volume avec le film de la saison des cocardiers de la finale, élaboré par Mathieu Arnaud, les photos d’Hervé Bernon, la mise à l’honneur des manadiers du cocardier Honneur, Campéon de Pierre Pagès, et du Biòu de l’Avenir, Jaquet d’Hubert Espelly (Guillierme). Le vote pouvait livrer son verdict. Le public suspendu aux noms sortant des enveloppes : Landié de Nicollin 9 voix ; Pourpier de Saumade 9 ; Optimus des Baumelles 4. Un second tour s’imposait dans un suspense total. De mémoire de membre du Trophée Taurin, il fallait remonter à 1984 pour le même cas de figure entre Samouraï et Ourrias, le cocardier de Saumade prenant la victoire au détriment de celui de Lafont. Clin d’œil de l’histoire, les deux élevages se retrouvaient en 2019. Mais cette fois -ci, le décompte tournait à l’avantage de la manade Nicollin car avec 12 voix (10 à Pourpier), Landié remportait le Biòu d’Or sous l’ovation des supporters de la marque. Comment alors ne pas penser à Virat (Biòu d’Or 2002 et 2004) et à son propriétaire disparu Louis Nicollin dont le fils Olivier viendrait, en fin d’après-midi, soulever la statuette… La course, quant à elle, fut qualitativement honnête, sous les yeux de King Eric (Cantona). Toutes les couleurs provençales enchantaient la capelado alors qu’un vibrant appel à la liberté de transmission de la passion taurine s’affichait en « tifo » dans les gradins : « Non à l’interdiction de la tauromachie aux mineurs ».

Une passion qui mobilise tant d’énergie, qui déplace tant de monde, qui affiche tant de talents ne peut que se partager avec bonheur comme en cette journée arlésienne.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS MALI

Une élection serrée

Quand deux noms se détachent, quand deux Biòu prétendent au titre, quand le vote est à ce point serré, pour ceux qui optimisent, cela veut dire que la course camarguaise est riche de ses cocardiers, que les deux ont d’énormes qualités à défendre et que bien malin celui qui à l’avance peut donner le résultat. Pour ceux qui se régalent d’ergoter sur tout et surtout sur rien, l’affaire était jouée d’avance. Bon… A chacun de prendre ses responsabilités. Les votants l’ont prise et ce n’était pas facile.

Reste que la carrière de Pourpier en fait l’un des piliers des plus belles courses de ces dernières années avec son physique magnifique et sa façon agressive de combattre. Que Landié au style diamétralement opposé de pur barricadier transmet aux gratins par sa brutalité et ses actions d’envergure. Au bout du compte il n’y a qu’un seul Biòu d’Or, mais deux Rois de Camargue.

La salle des fêtes copieusement garnie.

 Ils ont participé à la mise en scène de l’élection du Biou d’Or

Mathieu Arnaud a réalisé
le film sur la saison de chaque
cocardier de la finale.
Il y a mis toute sa passion des cocardiers et son savoir faire de cinéaste.

Hervé Bernon a apporté quelques
exemplaires de ses belles photos,
passées par son oeil avisé, témoignant
lui aussi de son total dévouement,
de son implication d’afeciouna
et de son vrai talent de photographe.

Merci à eux

Les photos d’Hervé Bernon.